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  • René Lavernhe

L'autorité dans l'éducation, que faire ?

Dernière mise à jour : 16 mai





L'autorité dans l'éducation, que faire ?


Encore un article sur l’éducation  dira-t-on !     Il y en a tant ! Nous en sommes saturés….


Celui-ci  sera bref, sans mots savants car je ne le suis pas.


Une mise au point au préalable : L’éducation au sens large que nos enfants reçoivent dans la famille et sur les chaises du Collège consiste à éveiller leurs capacités intellectuelles et affectives, à leur transmettre une somme de connaissances, nous le savons, mais également à former leur caractère pour les préparer à la vie adulte .Je pense que nous pouvons être tous d’accord  à ce sujet.


J’ai débuté mon métier d’enseignant dans les années 60 ; j’ai ainsi connu la Vieille Ecole et le bonheur d’enseigner : La rentrée en silence dans la salle de classe, les élèves attentifs et respectueux du « Maître », l’école des leçons et des devoirs, des récompenses et des sanctions, l’école de l’ordre qui « tournait rond » dans l’effort quotidien…..




C’était trop beau pour que ça dure…..Survint  Mai 68 !


En ce temps là, un vent de folie courut sur l’université : Des pédagogues distingués se mirent à piailler, des bardes chevelus  ,des penseurs inspirés s’élevèrent des foules intellectuelles ,répandirent les idées nouvelles et prêchèrent la bonne parole : refus de toute contrainte ,haro sur  l’autorité( mot tabou désormais), remise en cause de l’ordre établi, de toute hiérarchie.


 Les colloques, séminaires de réflexions s’organisèrent alors un peu partout, condamnant les vieilles méthodes, échafaudant la société nouvelle. Chacun donna son point de vue car il faut bien que tout le monde s’exprime, défende ses idées et plus elles étaient farfelues plus elles furent prises en considération. Des femmes savantes s’exaltèrent et ce fut du délire !


Le mouvement prit une telle ampleur qu’il jeta le trouble dans tous les esprits .Les gens de bon sens furent submergés par les fanatiques du renouveau. Le vent avait tourné…..

« Mai 68, c’était la révolution des cancres ; qu’est-ce que j’ai entendu comme ânerie s »   disait Mitterrand ,sarcastique.

Et nos enfants dans tout cela ?


A la maison, pas de réprimandes, surtout pas de sévices  corporels .Il faut au contraire ouvrir avec eux le dialogue, les laisser dire et agir à leur guise sans les contrarier afin d’en faire des êtres libres et non des  complexés comme leurs parents.


C’est ainsi qu’il était de bon ton de donner le biberon aux bébés non à heures régulières mais quand ils le réclamaient (l’éducation commence au berceau). Plus tard, on devait les  laisser aller au frigidaire, choisir selon leur goût, quand ils le désiraient….


A l’école, pas de sévérité ni trop de travail ! Le maître doit simplement inciter les élèves à l’étude, proposer,  ne pas imposer , se mettre à leur écoute, répondre à leurs questions, satisfaire ces intelligences nouvellement écloses ….le besoin d’apprendre devant se manifester de lui-même et en temps voulu.


Quand aux adolescents, pourquoi brimer la nature ? On donne la pilule aux filles et on laisse ces jeunes gens s’ébattre sans retenue. « Interdit d’interdire » criait la rue.

« Le meilleur des mondes » en somme »…….. Le nôtre actuellement !

Après 50 ans de laxisme, la vie est devenue ce qu’elle est, les  jeunes ne sont plus les mêmes dit-on….

En effet « L’enfant roi »sévit dans nombre de familles….En classe, face à l’enseignant qui n’a plus son auréole, les élèves à l’attention vagabonde s’imprègnent de science, goûtent à la littérature, bavardent en remplissant des  questionnaires…... Les résultats sont à l’image de leur ortograffe…..

 Et dans la rue, à l’occasion, des galopins  se regroupent et partent à l’assaut pour incendier, détruire, piller …..C’est si amusant de casser dans la fièvre de l’aventure puisque tout est permis….

Nous payons les  erreurs d’un demi-siècle d’illusions et d’errements.


Il serait temps de réagir !   « Il faut aux enfants les verges et la férule » disait La Bruyère.


Nous ne sommes pas  au 17eme siècle …Mais quoi qu’on fasse, l’existence ne sera jamais facile et il n’existe pas de remède miracle .Il faut, dès le plus jeune âge, faire prendre à l’enfant de bonnes habitudes et le contrarier quand le besoin se  fait sentir. On dresse un petit chien avec un bâton et une friandise. On éduque  un enfant non pas « à coup de pied au derrière » mais avec de la fermeté et des caresses.


Il doit d’abord apprendre à obéir  à ses parents. Ceux-ci doivent évidemment  le respecter, le diriger intelligemment en lui laissant un certain degré de liberté pour l’habituer progressivement à se guider lui-même. L’enfant  a besoin de sentir la fermeté des parents et de connaître leur amour. Autorité et affection sont les deux conditions nécessaires à son équilibre, à son  bonheur.


En classe , l’éducateur doit disposer de l’autorité , pouvoir exiger l’attention de ses élèves et du travail soigné. Il doit les encourager mais il a le droit de les réprimander et de sanctionner  quand c’est nécessaire.

De toute façon il doit obliger ses élèves, les faire avancer de gré ou de force. L’éducation est une tâche laborieuse qui demande un effort permanent de la part du maître et de l’enfant, de la persévérance, de la volonté.


« Sans ordre, point d’étude suivie » dit Helvétius et d’insister sur  « la rigidité de la règle ,la fermeté…. »

« Point d’enseignement sans discipline .Avant de former un esprit ,il faut former sa volonté. Sans émulation ni sanctions, il n’y aura jamais de travail sérieux. » ( André Maurois)


Il faut dialoguer, bien sûr dans un premier temps avec les filles et les garçons raisonnables mais face aux meneurs et aux révoltés  les discours ne servent à rien ; il faut le couperet de la sanction appliquée sans états d’âme. ….Et la sanction sert d’exemple pour les autres !


Il n’y a pas d’autres solutions, il faut le comprendre ; notre époque a oublié que  « la violence est en l’homme comme tous les instincts », que « l’homme n’est qu’un singe avec un gros cerveau »(Darwin), que nombre d’adolescents sont incapables de maîtriser leurs réactions et ne connaissent souvent que le langage de la violence.


Il faut s’opposer à eux, leur montrer  avec fermeté qu’ils ne gagneront pas et  leur apprendre à se dominer ; c’est ainsi qu’ils  formeront leur  caractère, pourront faire des études convenables et se conduire correctement dans la vie adulte.



J’ose espérer que la raison et le bon sens finiront par s’imposer .






René Lavernhe  

Enseignant retraité.


Authority in education, what can we do?


Yet another article on education!     There are so many! We're saturated with them....


This one's going to be brief, and I'm not going to use fancy words, because I'm not.


A word of clarification: education in the broadest sense of the term, which our children receive in the family and in the school classroom, consists of awakening their intellectual and emotional capacities, imparting a wealth of knowledge, as we know, but also shaping their character to prepare them for adult life. I think we can all agree on this.


I began my teaching career in the 60s, so I knew the Old School and the joy of teaching: Silent entry into the classroom, attentive pupils respectful of the "Master", the school of lessons and homework, rewards and sanctions, the school of order that "went round and round" in the daily effort.....

It was too good to last.....Survived May 68!



At that time, a wind of madness swept through the university: distinguished pedagogues began to chirp, hairy bards and inspired thinkers rose up from the intellectual crowds, spreading new ideas and preaching the good word: refusal of all constraint, haro on authority (now a taboo word), questioning the established order and all hierarchy.


 Conferences and seminars were organized everywhere, condemning the old ways and building the new society. Everyone gave their point of view, because everyone had to express themselves, defend their ideas, and the more eccentric they were, the more they were taken into consideration. Women scholars were ecstatic, and the whole thing went wild!


The movement became so widespread that it threw everyone's spirits into turmoil, and people with common sense were overwhelmed by the fanatics of renewal. The tide had turned.....


"May 68 was a revolution for dunces; what a load of rubbish I heard," said Mitterrand, sarcastically.

And what about our children?


At home, we mustn't reprimand them, and above all, we mustn't abuse them. On the contrary, we must open up a dialogue with them, letting them say and do as they please without upsetting them, so that they grow up to be free beings, and not self-conscious like their parents.


That's why it was fashionable to bottle-feed babies not at regular times, but when they asked for it (education begins in the cradle). Later, they were to be allowed to go to the fridge and choose what they wanted, when they wanted it....


At school, there's no need for harshness or too much work! The teacher must simply encourage pupils to study, suggest rather than impose, listen to them, answer their questions and satisfy their newly-hatched intelligence ....the need to learn must manifest itself in due course.


When it comes to teenagers, there's no need to curb nature. We give the pill to girls and let these young people frolic without restraint. "Forbidden to forbid" cried the street.


"The best of all possible worlds" ........ Ours today!


After 50 years of laxity, life has become what it is, and young people are no longer the same, they say....


In fact, the "child king" is rampant in many families....In class, faced with a teacher who no longer has his halo, students with wandering attention spans are soaking up science, sampling literature and chatting while filling in questionnaires...... The results reflect their ortograffe.....


 And in the streets, when the occasion arises, gallopers band together to set fire to, destroy and pillage .....It's so much fun to break things in the heat of adventure, because anything goes....


We're paying for the mistakes of half a century of illusions and errors.


It's about time we did something about it!   La Bruyère used to say, "Children need to be given a rod and a ferrule".


We're not in the 17th century... But no matter what we do, life will never be easy, and there's no miracle cure. From the earliest age, we need to instill good habits in our children, and thwart them when the need arises. You can train a little dog with a stick and a treat. You don't train a child with a "kick in the behind", but with firmness and stroking.


He must first learn to obey his parents. Of course, parents must respect the child and direct him intelligently, leaving him a certain degree of freedom to gradually get him used to guiding himself. The child needs to feel his parents' firmness and to know their love. Authority and affection are the two conditions necessary for balance and happiness.


In the classroom, the teacher must have the authority to demand attention and careful work. He must encourage them, but he also has the right to reprimand and punish them when necessary.

In any case, he must oblige his pupils, making them progress willingly or by force. Education is a laborious task, requiring constant effort, perseverance and willpower on the part of both teacher and child.


"Without order, there can be no sustained study" says Helvétius, insisting on "the rigidity of the rule, firmness....".


"Before a mind can be formed, its will must be formed. Without emulation and sanctions, there can be no serious work. ( André Maurois)


We need to engage in dialogue, of course initially with reasonable boys and girls, but when it comes to leaders and rebels, speeches are useless; we need the blade of the sanction applied without hesitation. .... And the sanction serves as an example for others!


Our age has forgotten that "violence is in man like all instincts", that "man is only an ape with a big brain" (Darwin), that many teenagers are incapable of controlling their reactions and often only know the language of violence.


We have to stand up to them, show them firmly that they won't win, and teach them to control themselves. This is how they will build their character, get a decent education and behave properly in adult life.


I dare to hope that reason and common sense will prevail in the end.








René Lavernhe

Retired teacher.



La autoridad en la educación, ¿qué podemos hacer?


 

¡Otro artículo más sobre educación!     ¡Hay tantos! Estamos saturados de ellos....


Este será breve, sin palabras cultas, porque yo no lo soy.


Me gustaría empezar haciendo algunas puntualizaciones: la educación en el sentido más amplio de la palabra, la que reciben nuestros hijos en la familia y en los pupitres de la escuela, consiste en despertar sus capacidades intelectuales y afectivas, en transmitirles una gran riqueza de conocimientos, como sabemos, pero también en formar su carácter para prepararlos para la vida adulta. Creo que todos estamos de acuerdo en esto.


Empecé como maestra en los años 60, así que conocí la vieja escuela y la alegría de enseñar: Entrada silenciosa en el aula, alumnos atentos y respetuosos con el "Maestro", la escuela de las lecciones y los deberes, las recompensas y las sanciones, la escuela del orden que "daba vueltas y vueltas" en el esfuerzo diario.....


Era demasiado bueno para durar.....¡Entonces llegó mayo del 68!


En aquella época, un viento de locura recorrió la universidad: distinguidos pedagogos empezaron a chirriar, bardos peludos, pensadores inspirados surgieron de las multitudes intelectuales, difundieron nuevas ideas y predicaron la buena palabra: rechazo de toda coacción, hostilidad a la autoridad (palabra ahora tabú), cuestionamiento del orden establecido, de toda jerarquía.

 

Se organizaron conferencias y seminarios por todas partes, condenando los viejos métodos y construyendo la nueva sociedad. Todo el mundo daba su punto de vista, porque todo el mundo tenía que expresarse y defender sus ideas, y cuanto más excéntricas eran, más se tenían en cuenta. Las mujeres eruditas se dejaron llevar por sus ideas y ¡fue una locura!



El movimiento se extendió tanto que hizo que las mentes de todos se agitaran, y la gente con sentido común se vio abrumada por los fanáticos de la renovación. La marea había cambiado.....

"Mayo del 68 fue una revolución para zopencos; qué sarta de tonterías he oído", dijo Mitterrand, sarcástico.


¿Y nuestros hijos?


En casa no hay que reñirles, y sobre todo no hay que maltratarles físicamente; al contrario, hay que abrir un diálogo con ellos, dejarles decir y hacer lo que quieran sin molestarles, para que crezcan como seres libres y no acomplejados como sus padres.


Por eso era de buena educación dar el biberón a los bebés no a horas regulares, sino cuando lo pedían (la educación empieza en la cuna). Después, había que dejarles ir a la nevera y elegir lo que quisieran, cuando quisieran....


En la escuela, ¡no hay que ser estricto ni trabajar en exceso! El profesor debe simplemente animar a los alumnos a estudiar, sugerir en lugar de imponer, escucharles, responder a sus preguntas, satisfacer su inteligencia recién nacida .... la necesidad de aprender debería manifestarse a su debido tiempo.

En cuanto a los adolescentes, ¿por qué restringir la naturaleza? Demos la píldora a las chicas y dejemos que estos jóvenes se desenfrenen. "Prohibido prohibir" gritaba la calle.


"El mejor de los mundos posibles" ........ El nuestro hoy


Tras 50 años de laxismo, la vida se ha convertido en lo que es, y los jóvenes ya no son los mismos, dicen.....


De hecho, el "niño rey" hace estragos en muchas familias.... En clase, frente a un profesor que ya no tiene su aureola, los alumnos con la atención errante se empapan de ciencia, degustan literatura y charlan mientras rellenan cuestionarios...... Los resultados son tan buenos como sus mentes.....

 

Y en la calle, cuando se presenta la ocasión, los chavales se reúnen y se lanzan a incendiar, destruir y saquear ..... Es muy divertido romper cosas al calor de la aventura, porque todo vale....

Estamos pagando los errores de medio siglo de ilusiones y errores.


¡Ya es hora de que hagamos algo al respecto!   Como decía La Bruyère, "hay que azotar y flagelar a los niños".


No estamos en el siglo XVII... Pero hagamos lo que hagamos, la vida nunca será fácil y no hay remedio milagroso. Desde la más tierna infancia, hay que enseñar a los niños buenos hábitos y hacerles pasar un mal rato cuando surja la necesidad. A un perrito se le adiestra con un palo y una golosina. A un niño no se le adiestra con una patada en el trasero, sino con firmeza y caricias.


Primero deben aprender a obedecer a sus padres. Por supuesto, los padres deben respetar a sus hijos, dirigirlos con inteligencia y dejarles cierta libertad, para que poco a poco se acostumbren a guiarse solos. Los niños necesitan sentir la firmeza de sus padres y saber que se les quiere. Autoridad y afecto son las dos condiciones necesarias para el equilibrio y la felicidad.


En el aula, el profesor debe tener autoridad, ser capaz de exigir la atención de sus alumnos y trabajar con esmero. Debe animarles, pero también tiene derecho a reprenderles y castigarles cuando sea necesario.


En cualquier caso, debe obligar a sus alumnos, hacerles progresar voluntariamente o por la fuerza. La educación es una tarea laboriosa que requiere un esfuerzo constante, perseverancia y fuerza de voluntad tanto por parte del maestro como del niño.


"Sin orden, no puede haber estudio sostenido", dice Helvétius, insistiendo en "la rigidez de la regla, la firmeza....".


"No puede haber enseñanza sin disciplina; antes de que pueda formarse una mente, debe formarse su voluntad. Sin emulación y sin sanciones, nunca habrá trabajo serio". (André Maurois)


Hay que hablar, en primer lugar, por supuesto, con las niñas y los niños razonables, pero cuando se trata de líderes y rebeldes, hablar es inútil; necesitamos la cuchilla del castigo, aplicada sin vacilar. .... ¡Y el castigo sirve de ejemplo a los demás!


Nuestra época ha olvidado que "la violencia está en el hombre como todos los instintos", que "el hombre no es más que un simio con un gran cerebro" (Darwin), que muchos adolescentes son incapaces de controlar sus reacciones y a menudo sólo conocen el lenguaje de la violencia.


Tenemos que plantarles cara, mostrarles con firmeza que no van a ganar y enseñarles a controlarse; así desarrollarán su carácter, podrán estudiar adecuadamente y comportarse correctamente en la vida adulta.


Espero que al final se impongan la razón y el sentido común.







René Lavernhe

Docente jubilado.

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