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  • Julian Rees

Salut, Divine Lumière

Dernière mise à jour : 10 juin






… de celui qui, revêtu d'un éclat transcendant parmi

les heureux royaumes de la lumière, surpassait en splendeur

des myriades de brillants esprits !

John Milton


Adam avait été élevé au troisième degré environ dix-huit mois auparavant et avait déjà fait de grands progrès dans le décodage de certaines des allégories et des idées les plus facilement accessibles qui lui étaient parvenues au cours des cérémonies de passage.


En outre, il avait commencé à lire les manuels des trois degrés.


Ses impressions sur le monde nouveau et curieux dans lequel il faisait ses premiers pas maçonniques étaient mitigées. Après les merveilles des premier et deuxième degrés, il avait demandé à certains des frères les plus âgés de sa loge comment il devait comprendre le sombre désespoir du troisième. Ils lui ont souri avec indulgence et lui ont servi un baratin dont l'essentiel était qu'il ne prenne pas tout cela trop au sérieux.


Mais dans le même temps, il s'était lié d'amitié avec des frères plus jeunes, fraîchement diplômés de l'université, qui avaient leur propre vision de la nature et de la science, et de l'influence des grands penseurs de la fin du XVIIe siècle, et de la Royal Society en particulier. L’un des aspects qui avait fait une forte impression sur Adam était la juxtaposition sous tant de formes de la lumière et de l’obscurité, et du noir et du blanc.


Il prit conscience de ce que, dans la cérémonie d’initiation, il était passé des ténèbres à la lumière, et qu’il n’avait retrouvé la « bénédiction de la lumière matérielle » que pour contempler l’incontournable pavé mosaïque, pour lui rappeler que les ténèbres d’où il était venu n’étaient pas des ténèbres absentes de sa propre expérience, mais des ténèbres qui étaient le complément de la lumière, et représentaient un danger toujours présent tapi au périmètre de la lumière. Mais en dehors de la lumière matérielle, il y avait profusion de sources lumineuses : trois grandes lumières, trois petites lumières, l'Étoile Flamboyante et la Gloire de Dieu en son centre, sont présentes dans la loge.


Ah, mais attendez : il avait même découvert un paradoxe apparent - le manuel d’instruction, parlant des ornements de la loge, avait dit que "l'étoile flamboyante nous renvoie au soleil";, ce qui n'était manifestement pas le cas, puisque' létoile flamboyante et le soleil étaient représentés l';un à côté de l'autre sur le tableau de Loge.


Il avait en effet lu ailleurs que l’ étoile flamboyante, placée au sommet de l'échelle de Jacob, représentait la présence du Tout-Puissant. Pourtant, il s'amusait beaucoup à observer d'autres sources de lumière.


Après tout, les bijoux reflétaient la lumière, n'est-ce pas ? Et chacun d'entre eux ayant sa propre couleur, il y avait là une riche réserve de découvertes, trois joyaux mobiles et trois immobiles. Et tout cela au premier degré seulement - qui sait ce qu'il découvrirait en temps voulu dans les deux autres ?


Et puis, par un de ces hasards qui arrivent de temps en temps, Sandeep, un frère hindou de sa loge, lui a parlé de la pratique chez lui d';allumer un flambeau devant l'autel du Seigneur, l'un à l';aube, l'autre au crépuscule.


Toutes les cérémonies propitiatoires commencent par l'allumage d’un flambeau.

« La lumière, dit Sandeep, symbolise la connaissance, et les ténèbres symbolisent l’ignorance. Le divin est « l’origine de la connaissance », la source, l’animateur et l’illuminateur de la connaissance, de sorte que la lumière est adorée comme Dieu Lui-même ».


La connaissance, lui dit Sandeep, élimine l'ignorance, tout comme la lumière élimine l'obscurité.


Soudain, Adam s'st souvenu d'un élément de sa propre foi chrétienne. « La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres n’ont pu la retenir ». Enfant, il écoutait cette partie de l'évangile à Noël et était intrigué par l'idée que les ténèbres puissent « retenir », ou « comprendre », quoi que ce soit, puisqu'il ne considérait pas les ténèbres comme un être sensible. Mais alors, bien sûr, pensa-t-il, il était possible que « retenir » en ce sens ait eu le sens d’« enfermer » ou d’«absorber », c’est-à-dire que la lumière était si grande, que les ténèbres ne pouvaient pas la contrôler, et que les ténèbres ont cédé devant elle. Sandeep avait une autre idée à partager. « Dis-moi, demanda-t-il, lorsque le soleil et

la lune se sont couchés, que le feu s'est éteint et que la parole s(est arrêtée, à quoi sert exactement de lumière à un homme ?


  • « Je ne sais pas, dit Adam. « Dis-le-moi. »

  • Le Soi lui sert de lumière. C’est par la lumière du Soi qu’il s’assoit, sort, travaille et revient chez lui.

  • Le Soi est donc capable de transmettre la lumière, demanda Adam, de la même manière que le Divin ?

  • Mais bien sûr, dit Sandeep. Plus nous sommes proches du Divin, plus nous pouvons utiliser la lumière que nous émettons nous-mêmes. Et deux des joyaux inamovibles, la pierre brute et la pierre polie, représentent des aspects du Soi, l'un non formé, avec seulement une faible lumière, l'autre déjà sur le chemin de la lumière avec une plus grande connaissance et d'une amélioration morale.

  • Qu'en est-il du troisième joyau inamovible, la planche à tracer ? demanda Adam ? »


Mais il connaissait déjà la réponse :

« De même que la planche à tracer sert au Maître à tracer des lignes et à dessiner des plans,

afin de permettre aux Frères de réaliser la structure avec régularité et justesse, de même le

volume de la Loi Sacrée peut à juste titre être considéré comme la planche à dessin

spirituelle du Grand Architecte et dans laquelle sont énoncés des lois divines et des plans

moraux qui, si nous les connaissions et y adhérions, nous conduiraient à une demeure

céleste, non faite de main d'homme et éternelle dans les cieux. »


Ainsi, conclut-il, le troisième joyau inamovible est la plus grande lumière de toutes, la connaissance de la Divinité elle-même.


Et lorsque le Soi est arrivé au Saint des Saints au troisième degré, le Soi et la Divinité se rencontrent dans l'espace sacré ; un espace où, la mort ayant été vaincue, la lumière a banni toutes les ténèbres.


Julian Rees












 


Salve luz sagrada


De aquel que, en los reinos felices de la luz

Revestido de trascendente resplandor eclipsó

Miríadas aunque brillantes.

John Milton 1608-1674


Adán había ascendido al tercer grado hacía unos dieciocho meses, y ya había hecho grandes progresos

en la decodificación de algunas de las alegorías y percepciones más fácilmente accesibles que le habían llegado a través de las ceremonias de grado. Además, había empezado a leer las lecciones de los tres grados.


Sus impresiones sobre este nuevo e intrigante mundo en el que daba sus primeros pasos masónicos eran variadas. Había preguntado a algunos de los hermanos más antiguos de su logia, después de las glorias del primer y segundo grados, cómo debía entender correctamente la sombría desesperación del tercero.


Habían sonreído con indulgencia y le habían soltado alguna perorata, cuyo resultado era que no debía

tomárselo todo demasiado en serio. Pero al mismo tiempo, se había hecho amigo de algunos hermanos más jóvenes recién licenciados en la universidad, que tenían algunas ideas propias sobre la naturaleza y la ciencia, y la influencia de los grandes pensadores de finales del siglo XVII, y de la Royal Society en particular. Uno de los aspectos que más habían impresionado a Adán era la yuxtaposición de la luz y la oscuridad, el blanco y el negro.


Reconoció que en la ceremonia de iniciación había progresado de la oscuridad a la luz, había recuperado la "bendición de la luz material"; sólo para encontrarse con el ineludible pavimento cuadrado, que le recordaba que la oscuridad de la que había salido no era una oscuridad alejada de su experiencia propia, sino una oscuridad que era el complemento de la luz y representaba el peligro siempre presente que acechaba en el perímetro de la luz. Pero fuentes de luz había muchas aparte de éstas: tres grandes luces, tres luces menores, la Estrella Flamígera o la Gloria en el centro de la logia.

Ah, pero espera: incluso había descubierto una aparente paradoja: la lección, al hablar de los ornamentos de la logia, había dicho que "la estrella resplandeciente nos remite al sol", lo que evidentemente no era cierto, ya que la estrella resplandeciente y el sol estaban representados uno al lado del otro en el trazado del plancha. De hecho, había leído en otra parte que la Estrella Flamígera, al estar situada en la cima de la Escalera de Jacob, representaba la presencia del Todopoderoso. Sin embargo, se lo estaba pasando en grande observando otras fuentes de luz. Al fin y al cabo, las joyas reflejaban la luz, ¿no es así? Y cada una en su color individual, así que había un rico acervo de descubrimientos, tres joyas móviles y tres inamovibles. Y todo esto sólo en el primer grado. ¿Quién sabe lo que descubriría a su debido tiempo en los otros dos?


Y entonces, por una de esas astillas de la casualidad que surgen de vez en cuando, Sandeep, un hermano hindú de su logia, le hablaba de la práctica en su casa de encender una lámpara ante el altar del Señor, una al amanecer y otra al anochecer. Todas las funciones auspiciosas comienzan con el encendido de la luz.


La luz -dijo Sandeep- simboliza el conocimiento, y la oscuridad, la ignorancia. El Señor es el "Principio del Conocimiento", que es la fuente, el vivificador y el iluminador del conocimiento, por lo que la luz es adorada como el Señor mismo".


El conocimiento, le dijo Sandeep, elimina la ignorancia, igual que la luz elimina la oscuridad. De repente, Adán recordó algo de su propia fe cristiana. La luz brilló en las tinieblas, y las tinieblas no la

comprendieron". De niño solía escuchar esta parte del Evangelio en Navidad, y le intrigaba la idea de que las tinieblas pudieran "comprender", o entender, algo, ya que no consideraba a las tinieblas como un ser sagrado. Pero luego, por supuesto, pensó que era posible que "comprender" en este sentido tuviera la fuerza de "abarcar" o "incluir";, en otras palabras, la luz era tan grande que las tinieblas no podían controlarla y huían ante ella.


Sandeep tenía otra idea que transmitir. Dime", preguntó, "cuando el sol y la luna se han puesto, el fuego se ha apagado y se ha dejado de hablar, ¿qué es exactamente lo que sirve de luz al hombre? Dímelo.


El ser le sirve de luz. Es a través de la luz del ser que él se sienta, sale, trabaja y regresa".

Así que el ser es capaz de impartir luz", preguntó Adán, del mismo modo que lo hace la Divinidad?


"Pero claro!"; dijo Sandeep. "Cuanto más cerca estamos de la Divinidad, más uso podemos hacer de la luz que nosotros mismos manifestamos. Y dos de las joyas inamovibles, la piedra bruta y la piedra perfecta, representan aspectos del ser, uno sin formar, con una luz débil, y el otro ya en camino hacia la luz de un mayor conocimiento y mejora moral".


¿Y la tercera joya inamovible, el trazado?", preguntó Adán. Pero él ya sabía la respuesta:


Así como el plano sirve al Maestro para trazar las líneas y dibujar los diseños, a fin de que los Hermanos puedan llevar a cabo la estructura con regularidad y propiedad, el Volumen de la Sagrada Ley puede ser considerado con justicia como el plano espiritual del Gran Arquitecto, en el que se establecen las leyes divinas y los planes morales que, si los conociéramos y nos adhiriéramos a ellos, nos llevarían a una mansión etérea, no hecha por manos humanas, eterna en los cielos.


Así, la tercera joya inamovible es la mayor luz de todas, pensó, el conocimiento de la Divinidad misma. Y cuando el ser ha llegado al Sanctum Sanctorum en el tercer grado, el Ser y la Divinidad se encuentran en el espacio sagrado, un espacio donde, derrotada la muerte, la luz ha desterrado todas las tinieblas.


Julian Rees




Hail, Holy Light


From him who, in the happy realms of light

Clothed with transcendent brightness did outshine

Myriads though bright.

John Milton 1608-1674


Adam had been raised to the third degree about eighteen months previously, and had

made great progress already in decoding some of the more easily accessible allegories

and insights which had come his way through the degree ceremonies. In addition, he

had started to read the lectures in the three degrees.


His impressions of this new and intriguing world in which he took his first masonic steps were mixed. He had asked some of the older brethren in his lodge, after the glories of the first and second degrees, how he should properly understand the bleak despair of the third. They had smiled indulgently, and given him some spiel, the upshot of which was that he should not take it all too seriously.


But at the same time, he had made friends with some younger brethren newly graduated from university, who had some insights of their own in regard to nature and science, and the influence of the great thinkers of the late seventeeenth century, and the Royal Society in particular.


One of the aspects which had made a firm impression on Adam was the juxtaposition in so many ways of light and dark, black and white.


He recognised that in the ceremony of initiation he had progressed from darkness to light, had regained the ‘blessing of material light’ only to meet with the inescapable square pavement, reminding him that the darkness from which he had come was not a darkness removed from his proper experience but a darkness which was the complement of the light, and represented ever-present danger lurking at the perimeter of the light. But light sources there were a-plenty apart from these: three great lights, three lesser lights, the Blazing Star or Glory in the centre of the lodge.


Ah, but wait: he had even unearthed an apparent paradox – the lecture, speaking of the ornaments of the lodge, had said that ‘the blazing star refers us to the sun’ which was clearly not so, since the blazing star and the sun were depicted next to each other on the tracing board. He had in fact read elsewhere that the Blazing Star, being positioned at the top of Jacob’s Ladder, represented the presence of the Almighty. Still, he was having a great time looking at other light sources. Jewels after all reflected light did they not? And each one in its own individual colour, so there lay a rich store of discovery, three movable jewels and three immovable. And all this just in the first degree – who knows what he would in due time discover in the other two?


And then, by one of those slivers of serendipity that come from time to time, Sandeep, a Hindu brother in his lodge, was talking to him about the practice in his home of lighting a lamp before the altar of the Lord, one at dawn, one at dusk. All auspicious functions commence with the lighting of the lamp.


‘Light,’ said Sandeep, ‘symbolises knowledge, and darkness symbolises ignorance. The Lord is the “Knowledge Principle”, who is the source, the enlivener and illuminator of knowledge, so light is worshipped as the Lord Himself.’


Knowledge, Sandeep told him, removes ignorance, just as light removes darkness. Suddenly, Adam remembered something from his own Christian faith.


‘The light shineth in the darkness; and the darkness comprehended it not.’


As a child he used to listen to this part of the gospel at Christmas, and was intrigued by the idea that darkness could ‘comprehend’, or understand, anything, since he did not regard darkness as a sentiont being. But then of course he thought, it was possible that ‘comprehend’ in this sense may have had the force of ‘encompass’ or ‘include’, in other words the light was so great, that the darkness could not control it, the darkness fled before it. Sandeep had another insight to impart.


‘Tell me,’ he asked, ‘when the sun and the moon have both set, the fire has gone out, and speech has stopped, what exactly serves as the light for a man?’ ‘I don’t know,’ said Adam. ‘Tell me.’


‘The self serves as his light.


It is through the light of the self that he sits, goes out, works and returns.’


‘So the self is capable of imparting light,’ asked Adam,


‘in the same way that Divinity does?’


‘But of course!’ said Sandeep. ‘The closer we are to Divinity, the more use we can make of light which we ourselves make manifest. And two of the immovable jewels, the rough ashlar and the perfect ashlar, represent aspects of the self, the one unformed, with only a feeble light, the other already on the path to the light of greater knowledge and moral improvement.’


‘What about the third immovable jewel, the tracing board?’ asked Adam. But he already knew the answer:


As the tracing board is for the Master to lay lines and draw designs on, the better to enable the Brethren to carry on the structure with regularity and propriety, so the Volume of the Sacred Law may justly be deemed the spiritual tracing board of the Great Architect, in which are laid down such Divine laws and moral plans that were we conversant therein and adherent thereto, would bring us to an ethereal mansion, not made with hands, eternal in the heavens.


So, the third immovable jewel is the greatest light of all, he thought, the knowledge of Divinity itself. And when the self has arrived at the Sanctum Sanctorum in the third degree, Self and Divinity meet in the sacred space, a space where, death being defeated, light has banished all darkness.








Julian Rees


 

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